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Séisme en Indonésie
90 minutes à peine après qu’un
séisme a frappé la province d’Aceh
en septembre, 70 volontaires de la Croix-Rouge indonésienne
étaient à pied d’œuvre, conduisant
des ambulances, installant un hôpital de campagne et
rassemblant des informations. C’était l’une
des fortes secousses qui ont frappé au début
du ramadan, faisant au moins 23 victimes sur la côte
occidentale de Sumatra et causant un tsunami de trois mètres,
selon les médias. Au cours des semaines suivantes,
les volontaires ont ditribué des trousses d’articles
d’hygiène, des lampes-tempête et des médicaments.
Ils ont aussi commencé à évaluer les
besoins en termes de soutien psychologique et social et de
programme d’eau et d’assainissement. |

©FÉDÉRATION INTERNATIONALE
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Décès d’un rassembleur
Le professeur Jovan Patrnogic est mort à
Genève le 6 mai 2007 à l’âge de
85 ans. Son souvenir restera indissolublement lié à
la promotion du droit international humanitaire. Ancien colonel
de l’armée fédérale yougoslave,
Jovan Patrnogic a été professeur à la
faculté de droit de Belgrade et secrétaire général
de la Croix-Rouge yougoslave. Il a ensuite rejoint la Fédération
internationale à Genève, où il s’est
occupé des questions statutaires et de la reconnaissance
des nouvelles Sociétés nationales. Il a également
dirigé le département de la protection au sein
du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés
avant de se consacrer à sa tâche maîtresse
: le droit international humanitaire.
Initiateur et co-fondateur en 1973 de l’Institut international
de droit humanitaire de San Remo en Italie, Jovan Patrnogic
a su promouvoir des formes originales de dialogue pour la
codification du droit international humanitaire, et surtout
lancer des cours de formation pour le personnel militaire
du monde entier. Il a en outre favorisé la mise en
œuvre du droit international humanitaire et du droit
des réfugiés par des réunions Est-Ouest
pour le HCR et pour le CICR avant la chute du mur de Berlin,
et a ensuite organisé des rencontres humanitaires en
terrain neutre avec des protagonistes du conflit qui déchira
son pays d’origine, la Yougoslavie. Celles et ceux qui
l’ont connu n’oublieront pas la détermination
et l’engagement qu’il déploya pour rassembler
à San Remo des diplomates, des militaires et des experts
de tout bord pour faire mieux comprendre et progresser le
droit humanitaire et ses interactions avec le droit des réfugiés
et les droits de l’homme. |

©INSTITUT DE SAN REMO
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Accord avec Reuters
La Fédération internationale
et l’agence de presse Reuters ont renforcé l’accord
qui les unit; il permettra désormais à la plus
grande organisation humanitaire du monde d’échanger
des photographies avec l’agence de presse la plus respectée
de la planète.
L’accord prévoit que les photographies réalisées
sur le terrain par les photographes de la Croix-Rouge et du
Croissant-Rouge seront offertes à des milliers de publications
et de sites Web dans le monde entier. Exemple récent
: la photographie (à droite) d’une femme recevant
du riz et une couverture, prise lors des inondations en Chine
par Qinghui Gu, coordonnateur de la réaction aux catastrophes
en Asie de l’Est pour la Fédération. La
Fédération internationale aura quant à
elle accès aux archives visuelles de Reuters, ce qui
lui permettra d’utiliser gratuitement les images de
la base de données Reuters. En outre, la Fédération
informera les bureaux de Reuters des évaluations de
terrain et autres situations pouvant intéresser les
photographes, et les photographes de Reuters pourront accompagner
les missions lors des visites de terrain. L’accord couvre
aussi la formation conjointe, ainsi que le don de matériel
photographique usagé aux Sociétés nationales.
Les délégués information de la Fédération
et les Sociétés nationales collaboreront pour
suggérer des idées à Reuters. Pour plus
d’informations, prenez contact avec joe.lowry@ifrc.org. |

©FÉDÉRATION INTERNATIONALE
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Scenario catastrophe en Asie centrale
Imaginez un grave séisme dans une
ville de 500 000 habitants au Kazakhstan. Comment les cinq
Sociétés nationales du Croissant-Rouge d’Asie
centrale réagiraient-elles à une catastrophe
faisant de nombreux morts, blessés et déplacés,
sans moyens de communication ni de transport, par des températures
glaciales ? Tel est le scénario pris pour exercice
à Almaty, capitale du Kazakhstan, afin de formuler
un plan d’urgence régional permettant de réagir
aux séismes, glissements de terrain, inondations et
tempêtes de sable. Selon Jeanna Andagoulova, de la délégation
régionale de la Fédération internationale
à Almaty : «Chacun sait que les premières
heures sont cruciales; ce n’est pas le moment de commencer
à chercher des contacts ou à se demander où
sont stockés les secours. Il faut être prêt
à réagir, surtout en cas de catastrophe soudaine
comme un tremblement de terre.» |
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L’art dans l’adversité
Cet objet sculpté dans un morceau
de savon par un prisonnier birman en 1999 figurait en dernière
de couverture du numéro 1/2007 de Croix-Rouge, Croissant-Rouge.
La sculpture représentant un prisonnier dans sa cellule
avait été offerte par son auteur détenu
à un délégué du CICR lors d’une
visite de prison au Myanmar.
Depuis sa publication, nous avons reçu des nouvelles
de son auteur, Htein Lin. Il a été libéré
en novembre 2004 après six ans et demi de détention,
période durant laquelle il a réalisé
de nombreuses œuvres avec les moyens du bord. Son goût
pour l’art s’est encore affirmé depuis
sa libération et lui a permis de se faire connaître
auprès d’un large public. En juin 2005, Htein
Lin a exposé à Yangon sous le titre «00235»
— son numéro d’enregistrement de prisonnier
par le CICR — des œuvres réalisées
en détention, qui ont depuis été montrées
au Japon, en Malaisie, en Thaïlande, aux Philippines,
en Italie et en Pologne ainsi que tout récemment à
la maison de l’Asie (Asia House) à Londres. Pour
plus d’informations, voir www. hteinlin.com.
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©MUSÉE INTERNATIONAL DE LA CROIX-ROUGE ET DU CROISSANT-ROUGE
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Violences
au Myanmar
Aux mois d’août et septembre,
une augmentation du prix du carburant a provoqué des
troubles qui ont abouti à des manifestations massives,
notamment à Yangon et dans plusieurs autres villes.
L’intervention des forces de sécurité
a causé la mort de 13 personnes (selon le bilan officiel)
et l’arrestation de milliers de personnes. «Le
CICR est vivement préoccupé par le sort des
milliers de personnes qui auraient été arrêtées
en relation avec les événements récents»,
a déclaré Pierre Krähenbühl, directeur
des opérations. Le CICR a demandé au gouvernement
l’accès à toutes les personnes détenues,
et en particulier aux personnes arrêtées en relation
avec les événements d’août et de
septembre.
En juin, le CICR avait dénoncé les violations
du droit international humanitaire commises à l’encontre
des civils et des détenus par le gouvernement du Myanmar,
exigeant que les autorités prennent des mesures urgentes
pour mettre fin à ces violations et empêcher
qu’elles se reproduisent.
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©AFP PHOTO
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Audience
fictive à Delhi
Le 3e concours régional de plaidoiries
d’Asie du Sud s’est déroulé à
New Delhi du 26 au 28 octobre 2007. Co-organisé par
la Société indienne de droit international et
le CICR, il a rassemblé des équipes venues du
Bangladesh, d’Inde, d’Iran, du Népal, du
Pakistan et de Sri Lanka. Tour à tour défenseurs
et procureurs, les équipes ont plaidé une affaire
fictive comportant diverses violations du droit international
humanitaire. Des infractions telles que l’emploi disproportionné
de la force, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité
ont été longuement débattues devant un
jury de magistrats. «Ces audiences fictives sont notre
meilleur outil de diffusion parmi les étudiants»,
affirme Benarji Ch., le conseiller juridique du CICR à
New Delhi chargé de la promotion du DIH dans les universités
indiennes. C’est l’équipe indienne de l’université
d’Hyderabad qui l’a finalement emporté,
devant l’équipe sri-lankaise.
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©JEAN-FRANCOIS BERGER / CICR
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Le
Fonds de l’impératrice Shôken
Créé en 1912 par l’impératrice
du Japon, le Fonds de l’impératrice Shôken
encourage les œuvres de secours en temps de paix dans
les domaines de la préparation aux catastrophes, de
la santé, des services de transfusion sanguine, des
premiers secours, de la protection sociale et de la diffusion
des idéaux humanitaires. Au cours des 13 dernières
années, le Fonds a soutenu 142 projets de Sociétés
nationales, d’une valeur totale de 4 millions de dollars.
En 2007, les bénéficiaires ont été
les Sociétés nationales de Bosnie-Herzégovine,
du Burkina Faso, d’Équateur, du Honduras, de
l’Iran, de Jordanie, du Lesotho, de l’Ouzbékistan,
du Soudan et de l’Ukraine. Les demandes d’allocation
pour 2008 peuvent être présentées jusqu’au
31 décembre
2007.
Pour plus d’informations : je.brodier@ifrc.org ou jhugentobler@icrc.org.
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©FÉDÉRATION INTERNATIONALE
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Canicule
en Europe
Le sud-est de l’Europe a subi en été
2007 des vagues de chaleur sans précédent, aggravées
par des incendies en Bulgarie, en ex-République yougoslave
de Macédoine, au Monténégro, en Roumanie
et en Serbie. Des centaines d’incendies de forêt
ont dévasté la Grèce. En Serbie, les
cultures de blé et de légumes ont été
anéanties par la canicule. Des équipes de la
Croix-Rouge se sont mobilisées pour coopérer
avec les autorités dans toute l’Europe, notamment
en Bulgarie, en Croatie, en Hongrie, en ex-République
yougoslave de Macédoine, au Monténégro
et en Roumanie, afin de distribuer des bouteilles d’eau
et de fournir des premiers secours et autres services sanitaires,
surtout pour les groupes vulnérables, comme les personnes
âgées. Elles ont aussi diffusé des informations
vitales à la population sur la manière de se
protéger de la chaleur. |

©FÉDÉRATION INTERNATIONALE
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Le
Commonwealth et le DIH
Le droit international humanitaire
(DIH) était le thème central de la deuxième
Conférence de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge
du Commonwealth, qui s’est tenue du 29 au 31 août
à Wellington (Nouvelle-Zélande). Plus de 150
délégués de gouvernements du Commonwealth,
des États du Pacifique non membres, des Sociétés
de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et de commissions
nationales du DIH se sont réunis pour partager idées
et expériences sur des questions relatives au DIH.
Le vice-premier ministre de la Nouvelle-Zélande,
Michael Cullen, a rappelé l’importance du DIH
pour protéger les personnes innocentes en temps de
conflit. «Il protège les fondements de l’humanité,
rien de plus, et certainement rien de moins», a-t-il
déclaré. Les participants ont entendu des orateurs
comme Hans Blix, président de la Commission sur les
armes de destruction massive, qui a souligné la nécessité
de réaffirmer le consensus sur l’élimination
de ces armes. Il a évoqué le sentiment de frustration
à l’égard des États qui rechignent
à respecter les engagements pris lorsqu’ils ont
signé le traité de non-prolifération.
«Prêcher au reste du monde qu’il faut s’abstenir
de se procurer l’arme nucléaire n’est guère
constructif. Désarmement et non-prolifération
sont les deux faces d’une même médaille»,
a-t-il déclaré.
Stephan Husy, le commissaire de la XXXe Conférence
internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, a
évoqué cet événement qui aura
lieu en novembre, tandis que Nils Melzer, du CICR, a parlé
de la distinction entre civils et combattants et de la protection
qui doit leur être accordée pendant les conflits. |

©CROIX-ROUGE NÉO-ZÉLANDAISE
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Inondations
au Ghana
Les pluies torrentielles qui se sont abattues
sur le nord-est du Ghana à la mi-2007 ont causé
la mort d’au moins 30 personnes, par noyade, diarrhée
aqueuse ou effondrement des maisons. Seize autres pays africains
ont aussi été durement touchés, notamment
le Burkina Faso et le Togo. Les récoltes, les stocks
de vivres et le bétail ont été anéantis
dans de nombreux districts. Les experts de la Fédération
internationale sont préoccupés par des informations
faisant état de cas de choléra, de diarrhée
aqueuse et d’eau contaminée, auxquels s’ajoute
le risque de cécité des rivières. Un
appel international a été lancé, mais
les efforts de sauvetage et de secours ont été
entravés par les dégâts étendus
infligés aux routes et aux ponts. L’appel vise
à aider 60 000 personnes pendant six mois en fournissant
des bâches, des ustensiles de cuisine, des jerrycans,
des couvertures, du savon, des bougies et des produits de
purification de l’eau, ainsi que des mesures d’éducation
sanitaire. |

©REUTERS / GEORGE ESIRI, AVEC L’AUTORISATION
DE www.alertnet.org
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Combats
au Kivu
La situation est extrêmement préoccupante
pour la population dans les deux Kivu, en République
démocratique du Congo. Les combats ont éclaté
au Nord-Kivu, plus particulièrement dans le territoire
de Masisi, au début du mois de septembre. Le conflit
a ensuite gagné d’autres zones, comme le Rutshuru
et la partie nord de Masisi. Les affrontement à Sake
ont provoqué la fuite de la quasi-totalité de
la population vers Goma, à 30 kilomètres, et
ses environs. Bien que les hostilités aient cessé
dans cette zone, les populations ne rentrent pas encore chez
elles. Les organisations humanitaires parlent d’environ
50 000 personnes, mais ces chiffres sont difficiles à
confirmer, beaucoup de personnes s’étant dispersées
dans des familles d’accueil, des églises ou des
terrains abandonnés. De plus, beaucoup de familles
effectuent des mouvements pendulaires, cherchant des zones
plus sécurisées la nuit et retournant chez elles
pendant la journée. Le Sud-Kivu a été
touché lui aussi par les combats. Le CICR a réagi
immédiatement; au 15 septembre, cinq structures de
santé de Goma, Kitchanga, Masisi et Matchumbi avaient
reçu une assistance. Un chirurgien du CICR aide les
médecins à traiter les cas les plus graves admis
à l’hôpital militaire Katindo de Goma.
Les délégués du CICR ont enregistré
et suivent à Goma des personnes détenues en
relation avec le conflit. Des démarches sont en cours
afin d’avoir accès à toutes les personnes
détenues en relation avec le conflit. |

©RICHARD WERLY / LE TEMPS / CICR
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Otages
libérés
Après plus de six semaines de pourparlers,
19 otages sud-coréens aux mains d’un groupe d’opposition
armé afghan dans la province de Ghazni ont été
libérés les 29 et 31 août, puis remis
au CICR, qui a pu les acheminer auprès d’une
délégation de la Corée du Sud. Le CICR,
qui avait déjà facilité la libération
de deux des otages le 13 août, a servi d’intermédiaire
neutre à la demande des parties impliquées et
a aussi contribué à la tenue de pourparlers
directs entre les deux parties au siège provincial
du Croissant-Rouge afghan, à Ghazni.
«La libération des otages est un grand soulagement
pour leurs familles», a déclaré Reto Stocker,
chef de la délégation du CICR à Kaboul.
Les 23 Sud-coréens avaient été enlevés
le 19 juillet alors qu’ils circulaient en bus sur l’axe
Kaboul-Kandahar, et deux d’entre eux avaient été
exécutés par la suite.
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©REUTERS / AHMAD MASOOD, AVEC L’AUTORISATION
DE www.alertnet.org
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Erratum
Un article en page 29 du numéro 2-2007 de Croix-Rouge,
Croissant-Rouge affirmait que deux volontaires de la Croix-Rouge
libanaise avaient été tués, et un troisième
blessé, le 11 juin par un obus tiré de l’intérieur
d’un camp de réfugiés palestiniens. Cette
information était inexacte. Les deux volontaires ont
été tués près du poste de premiers
secours de la Croix-Rouge libanaise à Burj el-Arab,
à proximité du camp de Nahr Al-Bared, dans le
nord du Liban, où l’armée libanaise combattait
le Fatah al Islam, sans qu’un troisième volontaire
soit blessé. Nous prions nos lecteurs d’excuser
cette erreur. |
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