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Conférence internationale 2003
Dans le Bulletin précédent, je disais combien nous avions
apprécié les commentaires des Sociétés nationales
(SN) et des gouvernements au sujet des documents que nous avions envoyés.
Nous en avons tenu compte pour affiner les questions de fond sur lesquelles
nous voudrions nous concentrer en décembre.
Dans le Bulletin de mars, je faisais allusion à un « Plan
de mise en œuvre » qui, avec une « Déclaration
», devait constituer un résultat majeur de la Conférence.
La Commission permanente (CP) a décidé d’appeler ce
document « Agenda pour l’action humanitaire ». Nous
souhaitons ainsi faire fond sur le Plan d’action (PA) de 1999 et
montrer qu’il s’agit d’un document de travail orienté
vers l’action pour les quatre prochaines années. Le Plan
précédent n’est certainement pas « caduc ».
Nombre de SN et de gouvernement continuent à mettre en œuvre
les actions nombreuses et variées émanant de la XXVIIe Conférence
internationale.
Alors que vous vous appliquez à mettre en œuvre le PA de 1999,
n’oubliez pas de nous faire rapport sur les progrès accomplis
! Cela est important. À ce jour, une soixantaine seulement de SN
et de gouvernements nous ont informés des mesures engagées
et des premiers résultats. Pour être crédibles lorsque
nous présenterons un nouvel « Agenda pour l’action
humanitaire », nous devons pouvoir montrer que nous avons avancé
dans la mise en œuvre du plan précédent. Votre rapport
doit nous parvenir d’ici la fin juin, afin que nous puissions inclure
votre contribution dans le rapport global qui sera élaboré
pour la XVVIIIe Conférence. Le formulaire qui vous a été
envoyé peut être utile, mais ne vous sentez pas obligé
de l’utiliser.
L’autre document final de la XXVIIIe Conférence, la Déclaration,
portera sur des préoccupations dominantes plus générales
touchant à notre thème principal, « Protéger
la dignité humaine ». La Déclaration se concentrera
sur des questions actuelles, relatives au respect du droit international
humanitaire (DIH) et à d’autres grandes préoccupations
humanitaires.
Vous avez sans doute reçu la convocation officielle à la
XXVIIIe Conférence internationale, son projet d’ordre du
jour provisoire et le programme.
Tous les membres de la Conférence recevront en juillet un projet
d’Agenda pour l’action humanitaire et un document récapitulant
certains des éléments qu’il est envisagé d’inclure
dans la Déclaration. Les projets de documents contiendront les
commentaires de notre Groupe consultatif d’ambassadeurs, avec lequel
nous tiendrons une réunion le 19 juin.
Compte tenu de l’importance considérable de ces premiers
projets de documents pour la Conférence, je vous serais extrêmement
reconnaissante de nous faire part de vos commentaires. La Commission tiendra
sa prochaine réunion les 9 et 10 septembre.
Veillez à nous faire parvenir vos commentaires avant la réunion.
Ils nous seront indéniablement utiles pour parachever les documents
qui seront envoyés 45 jours avant l’ouverture de la Conférence.
Comment la Conférence fonctionnera-t-elle ?
La CP a consacré un temps considérable à cette question.
Nous aspirons tous à une Conférence offrant largement la
possibilité de conduire des discussions et des débats animés.
C’est là un défi, compte tenu de l’ampleur de
la participation : 181 délégations du Mouvement et près
de 200 délégations gouvernementales.
La CP a opté pour une structure conjuguant séances plénières
et réunions en commissions. Les réunions plénières
serviront de cadres aux débats généraux sur les défis
humanitaires et la protection de la dignité humaine, ainsi qu’aux
discussions sur divers rapports.
Deux commissions parallèles examineront les deux thèmes
subsidiaires de l’Agenda pour l’action humanitaire –
Renforcer le respect pour le droit et Réduire la vulnérabilité
aux catastrophes et aux maladies. Nous ferons de notre mieux pour structurer
les débats des commissions de façon qu’ils couvrent
aussi concrètement que possible les éléments essentiels
des thèmes subsidiaires. Les membres de la Conférence recevront
à l’avance les ordres du jour des séances des commissions,
afin de pouvoir préparer leurs interventions. Nous espérons
ainsi garantir la participation la plus large possible aux débats.
Les déclarations générales reflétant des positions
sur le thème ou sur des préoccupations humanitaires plus
générales seront faites en séance plénière.
La Conférence est une enceinte privilégiée où
nous pouvons convenir d’actions cruciales avec nos précieux
partenaires – les gouvernements. Il est essentiel, pour tous les
problèmes et questions examinés, de prendre en compte les
partenariats entre les SN et leurs gouvernements. Comment utiliser au
mieux ce lien pour renforcer la capacité des SN de répondre
efficacement aux préoccupations humanitaires actuelles ? La réponse
doit être trouvée lors de la Conférence.
Un comité de rédaction à composition non limitée
siègera pendant toute la durée de la Conférence.
Ses travaux seront liés aux débats des commissions. Le comité
de rédaction apportera la dernière touche aux documents
finaux de la Conférence et, partant, aux questions et priorités
décisives. J’espère que chaque SN accordera une attention
particulière au comité de rédaction au moment de
répartir les tâches entre les membres de sa délégation.
La voix de notre Mouvement doit absolument être entendue pendant
le processus de rédaction – sinon, les représentants
des gouvernements pourraient avoir la haute main sur les résultats
!
Ateliers
Onze ateliers offriront la possibilité de débattre de différents
problèmes et préoccupations en dehors de l’ordre du
jour officiel de la Conférence. Des informations détaillées
sont données à ce sujet dans le projet d’ordre du
jour provisoire et le programme. Je tiens à remercier toutes les
SN qui ont soumis des propositions. Malheureusement, les propositions
étaient trop nombreuses et nous n’avons pas pu toutes les
inclure dans le programme. Toutefois, nous sommes heureux d’annoncer
que, grâce à l’excellente coopération entre
les organisateurs, la plupart des questions seront examinées –
indépendamment ou dans le cadre d’un thème connexe.
Un rapport consolidé, mettant en évidence les résultats
des discussions, sera présenté lors de la dernière
séance plénière.
Engagements
Comme en 1999, vous pourrez prendre un engagement au sujet du thème
général ou des questions examinées lors de la Conférence.
Vous pourrez le faire en tant que SN, avec d’autres SN ou avec votre
gouvernement. Les engagements peuvent être pris dès ce mois-ci
sur le site Web du Mouvement www.redcross.int ou sur celui du CICR www.icrc.org.
Responsables de la Conférence
La CP a invité M. Jaime Ricardo Fernandez Urriola, président
de la Croix-Rouge de Panama à se porter candidat à la présidence
de la XXVIIIe Conférence. Je suis très heureuse d’annoncer
qu’il a accepté de le faire. Nous allons maintenant prendre
contact avec d’autres personnalités et représentants
de la Croix-Rouge/du Croissant-Rouge et des gouvernements en vue de l’élection
des nombreux autres responsables de la Conférence. Je reviendrais
sur ce point dans mon prochain Bulletin.
Il appartient au Conseil des Délégués de proposer
des candidats aux fonctions de président, vice-présidents
et autres de la Conférence. Les responsables seront élus
officiellement et les organes nécessaires, tels que les commissions
et le comité de rédaction, seront établis lors de
la première séance plénière de la Conférence.
Conseil des Délégués
Voilà qui m’amène aux préparatifs en vue du
Conseil, qui débutera dans la soirée du 30 novembre et durera
un jour et demi. Le Conseil sera immédiatement suivi de la cérémonie
d’ouverture de la Conférence internationale.
Le Conseil étant très court, son ordre du jour sera en grande
partie consacré aux préparatifs de la Conférence.
Outre les candidatures aux fonctions de responsables susmentionnés,
le Conseil approuve l’ordre du jour de la Conférence.
Vous venez de recevoir le projet d’ordre du jour provisoire que
le Conseil doit parachever et soumettre à la Conférence.
Le Conseil doit discuter et convenir de certaines positions du Mouvement
sur des questions données, qui présenteront une importance
particulière lors de la Conférence. Il s’agit notamment
de l’emblème et du « Rôle des Sociétés
nationales en tant qu’auxiliaires des pouvoirs publics ».
Des rapports sur ces deux questions seront présentés à
la plénière de la Conférence. Il est essentiel, pour
le débat qui s’ensuivra, que le Mouvement s’exprime
d’une seule voix au sujet de ces questions d’importance capitale.
La CP voudrait aussi que le Conseil se penche sur une autre question essentielle
pour le Mouvement, à savoir « Tolérance, respect pour
la diversité et non-discrimination ». Ce thème sera
débattu dans le cadre de trois commissions parallèles. De
nombreuses SN ont salué ce choix. Il apparaît que la plupart
des SN sont préoccupées par la question dans le monde complexe
d’aujourd’hui, surtout après les événements
du 11 septembre 2001. La discrimination touche de nombreux pays, influe
sur notre action auprès des plus vulnérables, des minorités
et des migrants, et a une incidence sur les moyens que nous utilisons
pour éviter que l’opprobre n’aggrave la vulnérabilité.
Parfois, les pratiques discriminatoires interdisent aux personnes dans
le besoin l’accès aux services essentiels et à l’assistance.
Le débat au Conseil a pour but de préciser des lignes directrices
concrètes et des stratégies pour les SN et les autres composantes
du Mouvement, afin de promouvoir la tolérance et le respect de
la diversité, et de mieux combattre la discrimination sous toutes
ses formes, sur la base des Principes fondamentaux. Si le Conseil en décide
ainsi, il peut adresser un message sur la question à la Conférence.
Rapports au Conseil
Le Conseil doit assurer le suivi des résolutions adoptées
en 2001, qui font l’objet du dernier point de son ordre du jour.
La Commission a décidé qu’il n’y aurait que
deux introductions – sur l’Accord de Séville et sur
la Mise en œuvre de la Stratégie pour le Mouvement. Tous les
autres rapports seront ouverts aux commentaires et aux questions des SN,
sur la base de documents qui vous seront transmis bien à l’avance.
Le rapport sur la Stratégie sera fondé sur une évaluation
externe de la mise en œuvre, ainsi que sur les informations en retour
des SN, de la Fédération internationale et du CICR. Il s’agit
surtout de faire en sorte que la Stratégie reste l’une des
grandes priorités du Mouvement, et non de procéder à
une révision approfondie, deux ans seulement après son adoption.
Le débat sur l’Accord de Séville et sur sa mise en
œuvre sera l’occasion d’analyser les expériences
de toutes les composantes du Mouvement. Certains m’ayant déjà
fait part de la nécessité d’évaluer nos expériences
dans le cadre de cet accord essentiel, je pense que le débat sera
de qualité. J’attends donc avec intérêt de prendre
connaissance de vos expériences.
Emblème
Le Groupe de travail sur la résolution 6 du Conseil des Délégués
a soumis son rapport à la CP en mai. Celui-ci servira de base au
rapport que la CP présentera au Conseil.
La Commission a souscrit à la recommandation du Groupe de travail,
qui souhaite que le projet de troisième protocole aux Conventions
de Genève reste la base du règlement d’un problème
se posant de longue date. Dans son rapport, la CP appellera avec force
les gouvernements à s’appliquer à atteindre une solution
pour ainsi considérablement renforcer la valeur protectrice des
emblèmes. Notre Mouvement pourrait alors devenir véritablement
universel.
La Commission a constaté avec une grande satisfaction que la coopération
opérationnelle s’était intensifiée avec les
SN concernées par la question de l’emblème ainsi que,
plus généralement, avec les SN en attente de reconnaissance
et d’admission. La Commission recommande à ces dernières
d’engager une coopération opérationnelle avec les
Sociétés sœurs afin de se préparer à
la qualité de membres à part entière.
Vous trouverez dans le projet d’ordre du jour provisoire de la Conférence
un point relatif à un éventuel changement des Statuts du
Mouvement. Il s’agit de garantir la possibilité d’amender
nos Statuts en conséquence au cas où une conférence
diplomatique serait convoquée avant décembre 2003 et qu’un
troisième protocole additionnel serait adopté.
Malheureusement, la situation actuelle ne porte pas à l’optimisme.
Nous devons, toutefois, nous être prêts à saisir toutes
les occasions. Les amendements proposés sont les mêmes que
ceux qui avaient été soumis en mai 2000, lorsque la CP avait
convoqué une conférence internationale extraordinaire –
alors appelée la XXVIIIe CI – en vue d’adopter les
changements aux Statuts suite à l’adoption d’un troisième
protocole. Nous savons tous que des circonstances imprévues ont
fait obstacle à ce projet.
Merci pour votre soutien !
Enfin et surtout, je tiens à remercier vivement les SN de leur
soutien financier. Le CICR et la Fédération internationale
se partagent les coûts de base de la Commission, à laquelle
ils accordent aussi un nombre considérable d’heures ouvrées,
par exemple, dans le cadre des groupes de travail. Cependant, sans les
contributions volontaires des SN, nous ne pourrions pas bénéficier
de la précieuse participation des Sociétés aux groupes
de travail, où elles nous conseillent dans notre action, ni assister
aux réunions, séminaires et conférences des SN et
du Mouvement.
Depuis le début de l’année, nous avons reçu
un total de CHF 78 968 de 22 SN. Nombre d’entre elles sont de nouveaux
contribuants, et je leur adresse mes plus vifs remerciements.
Nous n’avons pas encore atteint notre objectif pour cette année,
qui est de CHF 200 000. Je suis convaincue que d’autres contributions
seront versées, et que cet objectif sera réalisé.
En conclusion…
Je rappelle que la Commission permanente se réunira les 9 et 10
septembre. J’aimerais connaître à l’avance, de
préférence avant la fin août, vos réactions
au sujet des projets de documents de la Conférence, que vous recevrez
en juillet. Vos commentaires sur le projet d’Agenda pour l’action
humanitaire ainsi que sur les éléments proposés de
la Déclaration seront les bienvenus.
Entre-temps, je souhaite à toutes les SN une intense période
de préparation en vue de nos réunions statutaires et j’attends
avec impatience de recevoir de vos nouvelles.
Je vous prie d’agréer mes salutations les meilleures.
Princesse Margriet
Présidente
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